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L'Aube mystique

LIEUX SACRES ET ENERGETIQUES

LEURS DIFFERENCES

Lieux sacrés et énergétiques : comprendre ce qui se cache sous nos pieds et au-dessus de nos têtes

Il existe sur Terre des endroits où l'on respire autrement. On y entre et quelque chose change : le souffle se ralentit, le mental se tait, une présence se fait sentir. Cathédrales, dolmens, sommets, sources, temples oubliés ces lieux ne se ressemblent pas, mais ils ont en commun de nous déposer quelque part en nous-mêmes que le quotidien recouvre.

On les appelle souvent, en vrac, des « lieux énergétiques ». Mais derrière ce mot fourre-tout se cachent des réalités très différentes. Une porte cosmotellurique n'est pas un vortex. Un vortex n'est pas une structure sacrée bâtie par des hommes de connaissance. Et l'énergie qui monte de la Terre n'est pas celle qui descend du Ciel. Apprendre à les distinguer, c'est cesser de tout confondre et commencer à comprendre ce que l'on ressent vraiment.

Faisons le tri, calmement.

L'énergie tellurique : ce qui monte de la Terre

Le mot vient du latin tellus, la Terre. L'énergie tellurique, c'est le souffle du sol tout ce qui circule dans la matière terrestre : les veines d'eau souterraines, les failles, les courants, les réseaux que certaines traditions nomment réseau Hartmann ou réseau Curie, et la mémoire minérale des roches.

Cette énergie est montante. Elle sort de la Terre vers le haut. On la ressent souvent dans le corps bas : les jambes, le ventre, l'ancrage. Elle est dense, chaude, parfois lourde. C'est l'énergie qui nourrit, qui enracine, qui porte. Pensez à la sensation d'être pieds nus sur de la terre humide, ou à cette force tranquille qu'on éprouve adossé à un vieil arbre ou à une pierre ancienne.

La tradition la relie au féminin, au réceptacle, à la Mère. Elle n'est ni bonne ni mauvaise en soi : il existe des telluriques porteuses, qui régénèrent, et des telluriques perturbées au-dessus d'une faille ou d'un croisement de courants d'eau qui fatiguent à la longue. Les bâtisseurs anciens savaient lire ces différences. Ils plaçaient les temples sur les bonnes, et évitaient les autres.

L'énergie cosmique : ce qui descend du Ciel

À l'opposé exact, l'énergie cosmique vient d'en haut. Elle n'appartient pas à la matière mais à l'espace, aux astres, à la lumière, au souffle qui descend. Là où le tellurique enracine, le cosmique élève.

On la ressent dans le haut du corps : la tête, le cœur, la couronne. Elle est légère, claire, ascensionnelle. C'est l'énergie de l'inspiration au sens littéral ce qui nous inspire, ce qui nous tire vers le haut, vers la vision, vers l'ouverture de conscience. Quand on lève les yeux sous une voûte de cathédrale et que quelque chose en nous s'élargit, c'est le cosmique qui œuvre.

La tradition la relie au masculin, à l'émission, au Père, au Ciel. Le soleil, la lune, les planètes, les grandes étoiles fixes y impriment leur signature c'est tout le sens de l'astrologie sacrée : non pas un destin imposé, mais une qualité de lumière qui descend et nous traverse.

Le point de bascule : la porte cosmotellurique

Voici la notion la plus mal comprise. Une porte ou cheminée cosmotellurique est un lieu précis où les deux énergies, la tellurique montante et la cosmique descendante, se rencontrent et s'échangent. C'est un point de couture entre la Terre et le Ciel.

Imaginez deux respirations contraires qui se croisent en un même endroit : la Terre inspire vers le haut, le Ciel expire vers le bas, et là où elles se touchent se forme une colonne, un axe vertical. Ce n'est pas une simple concentration d'énergie : c'est un passage, une porte qui s'ouvre et se referme, qui « respire » selon des rythmes heures, saisons, cycles lunaires.

C'est pourquoi on parle de porte et non de simple zone. Une porte met en relation deux mondes. Les anciens repéraient ces points avec un soin extrême, car ils savaient qu'on pouvait y faire passer autre chose que de l'énergie : une intention, une prière, une présence. C'est sur ces axes que furent érigés la plupart des hauts lieux spirituels du monde.

À retenir : le tellurique et le cosmique sont des flux. La porte cosmotellurique est le lieu de leur mariage.

Le vortex : la spirale qui tourne

Un vortex est encore autre chose. Là où la porte cosmotellurique est un axe vertical, le vortex est un mouvement tournant une spirale d'énergie, comme un tourbillon d'eau ou d'air, mais d'énergie subtile.

Un vortex peut tourner dans un sens ou dans l'autre, et cela change tout. Un vortex qui monte, en sens horaire dans l'hémisphère nord, est généralement émissif : il projette, il dynamise, il élève. Un vortex qui descend, en sens inverse, est réceptif : il aspire, il nettoie, il enfouit. Certains lieux célèbres possèdent plusieurs vortex, les uns élévateurs, les autres apaisants.

Le vortex se distingue de la porte par son mouvement : il fait tourner l'énergie, il la met en spirale. On en ressent souvent les effets physiquement une légère ivresse, des picotements, l'impression que l'espace « vibre ». Tous ne sont pas d'origine sacrée : il existe des vortex naturels, formés par la géologie et l'eau, sans aucune intervention humaine. La connaissance consiste à savoir lequel élève et lequel pèse.

La structure sacrée : quand l'homme de connaissance entre en jeu

Jusqu'ici, nous avons parlé de phénomènes naturels ce que la Terre et le Ciel font d'eux-mêmes. Mais il existe une dernière catégorie, et c'est peut-être la plus précieuse : les lieux où l'homme est intervenu en conscience.

Une structure sacrée bâtie par des hommes de connaissance n'est pas posée au hasard. Les bâtisseurs qu'on les appelle druides, prêtres égyptiens, maîtres d'œuvre des cathédrales, gardiens des traditions premières repéraient d'abord un point juste : une porte cosmotellurique, un bon courant tellurique, parfois un vortex élévateur. Puis ils construisaient pour amplifier.

Tout, dans ces édifices, est calcul : l'orientation sur les solstices et les étoiles, les proportions tirées du nombre d'or, la nature des pierres choisies, la forme cercle, croix, pyramide, voûte qui canalise et concentre le flux. Un menhir planté sur un point tellurique agit comme une aiguille d'acupuncture sur le corps de la Terre. Une cathédrale gothique est une véritable machine à élever la conscience, conçue pour faire monter l'âme du visiteur le long de sa verticale.

La différence avec un lieu naturel est donc celle de l'intention. La nature offre le point ; l'homme de connaissance l'accorde, comme on accorde un instrument, et y inscrit une fonction : guérir, initier, prier, faire passer. Ces lieux portent la mémoire de tout ce qui s'y est vécu c'est pourquoi un sanctuaire fréquenté depuis des millénaires est si dense : chaque génération a nourri le champ.

Les présences : Initiés, Maîtres, et les gardiens des hauts lieux

Reste la question la plus délicate, et je vais l'aborder avec autant de respect que de prudence. Car les traditions, du monde entier, affirment une même chose : certains lieux n'accueillent pas seulement de l'énergie ils accueillent des présences.

La tradition théosophique et ésotérique parle de Shamballa : un centre spirituel, tantôt décrit comme un lieu réel caché, tantôt comme un plan de conscience, où résideraient les grands Maîtres et Initiés veillant sur l'évolution de l'humanité. Qu'on l'entende au sens littéral ou symbolique, l'idée demeure constante à travers les cultures : il existe une hiérarchie de présences éveillées, et certains lieux terrestres seraient en lien direct avec elles des sortes d'antennes, de relais entre leur plan et le nôtre.

Tout ce qui se manifeste sur un lieu n'est pas forcément de haute lumière d'où l'importance, justement, des structures accordées par des hommes de connaissance, qui filtrent et protègent. Sur un lieu juste, avec une intention juste et un cœur clair, on ne s'expose pas : on est reçu.
En résumé : la carte des lieux

Pour ne plus rien confondre :

L'énergie tellurique monte de la Terre. Elle ancre, elle nourrit, elle pèse parfois.

  • L'énergie cosmique descend du Ciel. Elle élève, elle inspire, elle éclaire.
  • La porte cosmotellurique est le point vertical où les deux se marient une porte qui respire entre les mondes.
  • Le vortex est une spirale tournante d'énergie, émissive ou réceptive selon son sens.
  • La structure sacrée est un lieu naturel repéré puis accordé par des hommes de connaissance, pour amplifier et donner une fonction.

Apprendre à les distinguer, c'est passer du « je sens quelque chose » au « je sais ce que je sens ». Et cette connaissance change tout : elle transforme le touriste en pèlerin, et le pèlerin en chercheur. Car ces lieux ne nous demandent qu'une chose venir en conscience.

C'est écrit dans la Terre comme dans le Ciel. À nous de savoir lire.

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