La magie théurgique s'exerce avec trois outils : l'athamé, la baguette magique et le pentacle. Beaucoup en connaissent les noms, très peu savent ce que chacun accomplit vraiment. C'est une tradition de plusieurs millénaires, et elle se transmet encore.
Une tradition qui a ses maîtres
Le mot théurgie vient du grec et signifie « œuvre divine ».Sumer, l'Égypte et Babylone la pratiquaient déjà dans leurs temples.
Au IVe siècle, le philosophe Jamblique en a posé la doctrinedans Les Mystères d'Égypte. À la Renaissance, Henri Corneille Agrippa en a rassemblé la science dans La Philosophie occulte. Au XXe siècle, Robert Ambelain l'a remise entre les mains des praticiens.
Jamblique a une phrase qui surprend encore aujourd'hui. Pour lui, le rite ne sert pas à faire descendre les puissances divines : il sert à élever celui qui l'accomplit. Toute la théurgie tient dans ce renversement, et il change la manière de tenir un outil.
Ces maîtres ne parlent pas de superstition. Ils décrivent un art précis, avec ses lois, ses outils et sa rigueur. C'est cet art que je pratique et que j'enseigne depuis plus de 37 ans.
Trois outils, trois œuvres
Chacun de ces outils a une action qui lui est propre. Aucun ne remplace les deux autres.
L'athamé est la lame rituelle du magiste. Les anciens grimoires lui consacrent des chapitres entiers, car c'est l'outil de la protection et de la libération. Il répond aux
situations où l'on se sent entravé, attaqué ou lié par un passé qui pèse. Pourquoi ne s'achète-t-il jamais tout prêt ?
La baguette magique est bien loin de l'image des contes. C'est l'outil de la parole qui réalise, celui que l'on prend pour demander et obtenir : santé, famille, abondance, réussite. Encore faut-il savoir qui l'on appelle, et avec quels mots. Que se
passe-t-il réellement lorsqu'un magiste invoque ?
Le pentacle est souvent réduit à un simple talisman que l'on recopie. C'est en réalité un art de création, où chaque trait et chaque signe a sa raison d'être. Celui qui le
maîtrise compose ses propres pentacles, pour ses propres besoins.
Pourquoi leur action dure-t-elle dans le temps ?
Un magiste qui ne connaît qu'un seul de ces arts travaille avecun tiers de ses moyens. Encore faut-il savoir ce qui les distingue, et dans quel ordre ils s'apprennent.
Pourquoi cet art parle encore aujourd'hui
Les besoins n'ont pas changé depuis Babylone. On cherche toujoursà se protéger, à sortir d'un conflit, à retrouver la santé, à réussir ce que l'on entreprend.
Ce qui a changé, c'est la confusion. On trouve partout des objets« magiques » à vendre et des rituels à recopier sans les comprendre. La tradition théurgique dit l'inverse : un outil n'agit que s'il est construit, consacré et employé par celui qui en
connaît les lois.
Cela s'apprend. Il n'y faut ni don particulier ni croyance aveugle, mais de la méthode, de la précision et un enseignement transmis pas à pas.
Rendez-vous au webinaire
Je répondrai à ces questions lors de mon prochain webinaire consacré à la magie théurgique. Vous y découvrirez :
ce que les maîtres ont réellement transmis, et ce que l'on en a oublié ;
ce qui distingue l'athamé, la baguette et le pentacle ;
ce que l'on apprend concrètement dans chacune de mes trois formations.